Il existe 2 choses qui se cumulent (actuellement) pour expliquer qu’il y a -pour l instant en france- encore si peu de monde à utiliser le vélo pour des trajets de 1 à 20 km :
La force de l habitude, le réflexe (individuel)
ET l’importance de la voiture dans la vision quotidienne (effet collectif, reflet chez chacun de la société, de la pression sociale inconsciente… ou même consciente)
c.f. cette image :
http://www.vetopsy.fr/comportement/ethologie/images/pnl-filtres.gif
il s agit des filtres socio-culturels et individuels :
La majorité des personnes,
même si celà fait plus de 40 ans qu’on chante qu’ à Paris, en vélo, on dépasse les autos » (« La complainte de l heure de pointe« , en 1971),
les gens, en majorité, imaginent encore aller plus vite en voiture en ville qu’à vélo…
Ceci, même si tous les tests fait par des assos ou des municipalités, ont tjrs montré l inverse…
Ainsi, la solution du vélo leur parait inutilisable,
mais, au fur et à mesure qu’ils croisent de nouveaux cyclistes chaque jour,(en particulier des cyclistes les doublant), et que les embouteillages ne s arrangent pas, donc que les filtres socio-culturels et individuels se fissurent,
la réalité peut, progressivement, les atteindre.
(c est le principe de la masse critique, de l effet boule de neige, voire même du 100ième singe :
à un moment, alors que, depuis qq années, le nombre de cyclistes en ville progresse tjrs lentement, il y aura une accélération, quand la vision quotidienne de cyclistes, quand le long travail psychologique sur de nombreux individus finira enfin par aboutir à un passage à l acte, à une action… et même, après un moment, celà deviendra normal, sans que certains n’imaginent qu’on puisse faire autrement (le 100ième):
c est un imaginaire automobile mensonger à déconstruire, et un nouvel imaginaire qui doit progressivement se mettre en place*)
On ne voit que ce qu’on peut voir…
c.f. http://carfree.fr/index.php/2011/01/15/whodunnit/
et http://www.dothetest.co.uk/bankjob.html
Les seules questions sont de savoir,
« quand aura enfin lieu cette accélération ? »
et « quoi faire pour l accélérer ? »
[là, pour le « quoi faire?« , la réponse est simple, pour l action individuelle : faire du vélo de façon visible, et aider les autres à faire du vélo (participation à un atelier-vélo, prêt d’un vélo à des collègues pour les dépaner, aide à l entretien du vélo de connaissances, cadeaux (entre autre aux enfants ^^); voire, peut-etre plus dur : l action politique, au sein d asso (ou en direct, comme citoyen/membre d’un conseil municipal) agissant auprès des municipalités pour les aménagements urbains]
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* on pourrait se demander,
« pourquoi mettre en place cet autre imaginaire ? les 2 sont des modes de transports… chacun peut utiliser le mode de transport qu’il préfère… »
Mais à cause des chiffres des coûts pour la société :
coûts niveau financier (individuel et collectif), mais aussi niveau santé et mortalité
(c.f. http://carfree.fr/index.php/2014/03/03/les-inconvenients-de-lautomobile/ par exemple)
si la voiture n avait pas autant de défauts, ce changement de pratique et d imaginaire n aurait pas trop d’intérêt…
ainsi, passer d’un monde à vélo, à un en draisienne, ou en roller, ou en skate n est pas fondamental, vu qu’ils sont tous assez proches
(quoique… le vélo est celui, parmi ces 4 modes de déplacements, qui permet, pour un même effort, d aller le plus loin, le plus vite, avec le plus de charge…)
mais il y a une différence d ordre de grandeur entre la voiture, la moto, les 50cc d’un coté, et ces 4 autres modes de déplacements actifs, de l autre.